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Perpignan, capitale du Roussillon

Perpignan, capitale du Roussillon

Perpignan est la quatrième ville la plus peuplée de la région Occitanie-Pyrénées Méditerranée, après Toulouse (Haute-Garonne), Montpellier (Hérault) et Nîmes (Gard). Chef-lieu du département des Pyrénées-Orientales, Perpignan est la capitale du Roussillon.

Dans cet article, faisons un rapide tour de cette ville particulière :

– Perpignan, une histoire

– Perpignan, chef-lieu des Pyrénées-Orientales

– Perpignan aujourd’hui

Perpignan, une histoire

Naissance de Perpignan

Les premiers vestiges archéologiques de la ville datent du IXème siècle et la première mention de Perpignan dans un document du 20 mai 927. Elle a alors pour nom Perpinianum ou villa Perpiniani ;le nom de famille romain Perpena étant courant, il est probable que la ville a été établi sur l’ancienne propriété d’un certain Perpenius. Une légende populaire, très fantaisiste, l’attribue à un certain laboureur catalan Pere Pinya qui serait descendu de la montagne pour fonder la ville…

Perpignan, capitale du comté du Roussillon

En 961, Guilabert Ier fils de Gausbert Ier, comte de Roussillon et d’Ampurias, reçoit, de son père, le comté de Roussillon tandis que son frère a celui d’Ampurias. Perpignan reste dans l’ombre jusqu’en 991. Guilabert Ier s’installe à Perpignan et en fait la capitale de ce petit territoire côtier qu’est alors le comté du Roussillon.

La ville prend son essor; Guilabert Ier ensuite son fils Gausfred II y construisent le château comtal, une église ( actuellement église Saint Jean le Vieux, près de la cathédrale) et un hôpital.

Perpignan vit ensuite les va-et-vient du comté du Roussillon jusqu’en 1276.

Perpignan, capitale du royaume de Majorque

Jacques Ier de Majorque fait de Perpignan la capitale de son royaume.

La ville voit son apogée de 1276 à 1344.

Les rois de Majorque lancent les grands chantiers : la construction du Palais des rois de Majorque et de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste.

 

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Portail de l’église St Jean-Baptiste

wikipedia.org

La population de la ville est multipliée par quatre. Le commerce et l’industrie y sont florissants notamment dans le domaine des draps, teinturiers et tisserands.

En 1344, avec la réintégration du royaume de Majorque dans celui d’Aragon, Perpignan perd son statut de capitale royale.

En 1346, la ville est touchée par la peste noire et ne s’en remettra pas avant longtemps !

Perpignan, entre France et Espagne

En 1463, le roi de France Louis XI reprends ses droits sur la ville ; les habitants se soulèvent contre cette occupation en 1473 ; un terrible siège suit qui se termine le 2 février 1475 et fait dire aux rois d’Aragon « fidelissima vila de Perpinya » (Très fidèle ville de Perpignan).

Par la suite Perpignan est française ou espagnole selon les allées-venues du comté du Roussillon entre les deux pays.

Place forte, qu’elle soit sous la domination de l’un ou de l’autre, Perpignan renforce ses défenses : constructions de remparts.

Mais ces préoccupations militaires et les conflits qui les accompagnent font chuter l’économie de la ville.

En 1659 le traité des Pyrénées met fin à ces va-et-vient. Louis XIV rentre dans Perpignan le 10 avril 1660.

Perpignan française

C’est Augustin-Joseph de Mailly, lieutenant général, puis commandant en chef du Roussillon qui va amorcer le renouveau de Perpignan.

Il entreprend de grands travaux, rénove l’urbanisme de la ville, renouvelle l’université, fonde le premier théâtre .

Il organise le maillage convivial et social de la ville, permet les bals publics pendant le carnaval, crée des jardins publics, fonde des prix d’émulation.

Franc-maçon notoire, avec d’autres francs-maçons catalans, à l’époque des Lumières , il déploie différents réseaux sociaux dans la cité.

Il laisse son nom à l’une des rues de la ville ainsi qu’au campus universitaire du centre-ville.

Perpignan, chef-lieu des Pyrénées-Orientales

Un choix républicain

En 1790, à la création du département des Pyrénées-Orientales, Perpignan en devient tout naturellement le chef-lieu.

En 1793, la Révolution française et surtout l’exécution de Louis XVI entraîne l’entrée en guerre des armées espagnoles contre la France révolutionnaire : c’est la « guerre du Roussillon ».

La résistance des armées françaises, avec à leur tête le général Luc Siméon Dagobert chargé de la défense de Perpignan, conduit à la signature de la paix en 1795.

La modernisation de la ville

Au début du XXème siècle, la municipalité fait démolir une partie des remparts de la ville pour aérer le centre et ouvrir la cité vers la plaine du Roussillon.

Désormais subsistent le Palais des Rois de Majorque, le Castillet, des casernes souterraines, une partie des anciens remparts.

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Le Castillet

wikipedia.org

Perpignan aujourd’hui

Une ville de quartiers

Perpignan s’est construit quartier par quartier au rythme de son histoire.

Elle s’est beaucoup agrandie au fil du temps absorbant des villages voisins qui sont devenus de nouveaux quartiers comme le Vernet par exemple.

Chaque quartier a une identité propre liée à ses premiers habitants.

La ville s’étend aujourd’hui sur 14 km du nord au sud et 12 km d’est en ouest.

Le quartier Saint-Jean

Il est le centre historique de la ville. C’est là que Guilabert Ier, comte de Roussillon, fait construire le château comtal près de l’église de Saint-Jean-le-Vieux. De nombreuses petites ruelles s’y entrelacent, débouchant sur des esplanades et des places publiques.

Des bâtiments tels que la Loge de Mer (tribunal et bourse du commerce), le Palais de la Députation, l’Hôtel de Ville, témoignent de la puissance de la cité au Moyen Âge.

C’est également dans ce quartier que se trouve la cathédrale Saint-Jean-Baptiste édifiée en 1324 par le roi Sanche Ier de Majorque. Le Campo Santo, qui jouxte la cathédrale, est un ancien cimetière ; il a la forme carrée d’un cloître, entouré d’arcades et de murs dans lesquels sont disposés des enfeus. Seules les personnalités fortunées pouvaient être inhumées sous les arcades, tandis que les pauvres reposaient dans l’ossuaire central.

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Le Campo Santo

wikipedia.org

Le Couvent des Dominicains est une ancienne maladrerie. Construit par le roi Jacques Ier d’Aragon, il a été cédé aux Dominicains qui y ont établi une communauté de plus de 60 frères au XIIIème siècle. Il se compose d’une vaste chapelle, désormais utilisée comme lieu d’exposition, d’une salle capitulaire, d’un réfectoire et de dortoirs.

Le quartier Saint Jacques

C’est le quartier populaire et cosmopolite de la ville.

Ancien quartier juif au Moyen Âge, des populations gitanes et maghrébines s’y côtoient aujourd’hui dans une atmosphère typiquement méditerranéenne, avec du linge aux fenêtres et des odeurs d’épices.

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Quartier Saint Jacques

wikipedia.org

Des ruelles en pente conduisent à l’église Saint-Jacques et aux jardins de la Miranda.

Cette église construite par Jacques Ier de Majorque, de style gothique catalan, sur une colline hors des fortifications de la ville a été transportée dans ce quartier au XVIIème siècle. Elle est depuis le point de départ de la célèbre procession annuelle de la Sanch.

Le quartier de La Réal

Quartier du pouvoir royal pendant le Royaume de Majorque, il est dominé par le Palais des Rois de Majorque et la citadelle qui l’entoure.

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Palais des Rois de Majorque

wikipedia.org

L’ancienne paroisse du Palais Royal est devenue léglise Notre-Dame de la Réal en 1804 après avoir abrité une collégiale au XIVème siècle et une fabrique de munitions pendant la Révolution.

Ce quartier abrite plusieurs institutions culturelles comme l’Arsenal et le muséum d’histoire naturelle.

Cet article n’est qu’un aperçu de cette belle ville. J’espère qu’il vous a donné envie de mieux connaître Perpignan.

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  1. Genevieve Flottes

    excellent article . merci

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