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L’ours des Pyrénées

L’ours des Pyrénées

L’ours des Pyrénées, entre légende et tradition, est une réalité de nos montagnes …

Dans cet article faisons un tour sur les trois aspects de sa présence :

– l’animal

– l’ours et les légendes

– les traditions qui en découlent

L’animal

L’ours brun

L’ours brun est un mammifère de la famille des ursidés.

Son poids varie en fonction de l’âge, du sexe, des saisons et de son alimentation ; il pèse entre 80 et 230kg pour un mâle et 70 à 170kg pour une femelle ; il mesure 0,90 à 1,20 m au garrot mais peut atteindre 1,70 à 2 m debout sur ses pattes arrières.

Son pelage varie du beige au noir ; sa vue est faible mais son odorat et son ouïe sont très développés.

Il vit entre 25 et 30 ans.

L’ours brun des Pyrénées

L’ours des Pyrénées est décrit comme un animal omnivore opportuniste : son régime est constitué de 75 à 80 % de végétaux (fruits secs et charnus, végétaux herbacés, tubercules) et de 20 à 25 % d’aliments d’origine animale (ongulés sauvages ou domestiques, petits mammifères, amphibiens, insectes et autres invertébrés). Le choix des aliments est variable selon les individus, les opportunités, les ressources du milieu et les saisons.

L’ours brun est présent dans les Pyrénées depuis des centaines de milliers d’années. Les nombreuses peintures rupestres témoignent de sa présence dans le département de l’Ariège depuis au moins 250 000 ans.

Aux origines l’homme chasse l’ours pour sa fourrure, qu’il utilise pour se vêtir, et pour sa viande. Plus tard il est capturé pour se battre avec d’autres animaux sauvages ou avec des hommes dans les jeux du cirque. Au Moyen-Âge, il est domestiqué par les montreurs d’ours pour servir d’animation dans les foires, les fêtes et les cirques.

Au début du XXe siècle la population d’ours dans les Pyrénées est d’une centaine et ne cesse de diminuer. L’arrêt de la chasse à l’ours n’est effectif qu’en 1962 et à partir de 1979, il est inscrit sur la liste des animaux protégés.

Dans les années 1980, une quinzaine d’individus est recensée et seulement 5 subsistent dans les années 1990 . Le 1er novembre 2004, la dernière ourse de souche pyrénéenne, Cannelle, est abattue par un chasseur.

Le retour de l’ours dans les Pyrénées

Un premier plan de sauvegarde est instauré en 1984 et un programme de restauration est lancé au début des années 1990.

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flickr.fr

Trois ours slovènes, proches de la souche pyrénéenne sur le plan génétique et dans leur mode de vie, sont introduits dans les Pyrénées centrales entre 1996 et 1997 ; ils donnent naissance à 5 oursons. En 2006, 5 ours supplémentaires dont 4 femelles sont lâchés conformément au plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées pour 2006-2009.

En 2018, la population recensée est de 40 ours : 4 dans les Pyrénées occidentales (Béarn, Navarre, Aragon) et 36 dans les Pyrénées Centrales ( Comminges, Couserans, Val d’Aran, Catalogne).

Bien que les Français soient majoritairement pour la sauvegarde de l’ours dans les Pyrénées, de nombreuses oppositions locales s’élèvent ; sa présence s’oppose à la relance du pastoralisme et au développement des loisirs (tourisme, randonnée).

L’ours et ses légendes

La présence de l’ours

Sa présence est attestée dans les légendes et les contes populaires. Les toponymies pyrénéennes y font allusion :

– Pic de la Coumeille ( coumeille=petite vallée) de l’Ours, Pic de la Tute (tute=maison, tanière) de l’Ours, bois du Fangassis (fangassis=endroit boueux) de l’Ours dans l’Ariège,

– la vallée d’Ossau et la vallée de Barrousse sont sur la rivière de l’Ourse et tirent leur appellation de Valis Ursaliensis (du latin ursus=ours).

Le culte de l’ours

En Europe, le culte de l’ours est attesté depuis la préhistoire; symbole de puissance, il est considéré comme le double animal de l’homme et parfois même comme le roi des animaux. Associé à des pratiques et à des traditions païennes, il sera combattu par la chrétienté.

L’ours, dans les contes et légendes, est capable de parler et d’adopter un comportement humain. Il a même la réputation d’être amateur de jeunes femmes.

Sa présence reste vivace dans le folklore et les traditions pyrénéennes.

Le conte le plus connu, avec diverses versions et adaptations est celui de Jean de l’Ours. Il est particulièrement populaire dans les régions pyrénéennes.

Jean de l’Ours

La légende de Jean de l’Ours (histoire d’un individu hybride né de l’accouplement d’une femme et d’un ours) fait partie de la tradition orale avec ses variantes locales dans toutes les Pyrénées et voire même jusqu’au Québec.

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wikipedia.org

Toutes ont une trame commune :

Une jeune fille, ou jeune femme, est enlevée par un ours d’une taille prodigieuse. Il l’enferme dans une caverne en roulant un énorme rocher devant l’entrée, il lui apporte à manger, à boire, de quoi se vêtir. Au bout de plusieurs mois, la jeune femme met au monde un enfant fils de l’ours, velu et fort comme son père : Jean de l’Ours. L’enfant grandit très vite et lorsqu’il est devenu assez fort, il pousse le rocher et fuit avec sa mère.

– doté d’une force extraordinaire, Jean entame une vie nouvelle. Il rencontre des individus dotés comme lui d’une force supérieure qui vont l’accompagner dans son voyage.

– installés dans un mystérieux château, ils font la rencontre d’un individu aussi fort qu’eux mais maléfique qui représente le diable. Seul Jean de l’Ours en viendra à bout et l’obligera à avouer qu’il détient des trésors et une ou des princesses prisonnières.

pour les délivrer, Jean de l’Ours, trahi par ses compagnons devra affronter des épreuves, des monstres et même sacrifier son intégrité physique.

– venu à bout des épreuves, Jean de l’Ours épouse la ou les princesses, devenu riche et propriétaire du château, va chercher sa vieille mère et tous vécurent heureux. Les compagnons, traîtres et ingrats, seront soit punis, soit pardonnés, soit chassés, selon les versions.

L’ours Martin

Une autre histoire liée à la lutte chrétienne contre l’image païenne de l’ours raconte que l’évêque de Couserans (Ariège), Monseigneur Valier avait offert un âne à son collègue et ami, évêque de Tours , Monseigneur Martin (futur Saint Martin) venu prêcher dans la région. Le pauvre âne fut dévoré par un ours que Monseigneur Valier captura et apprivoisa facilement : l’ours aurait reconnu la suprématie de la vraie religion ! Il aurait alors donné le nom de Martin à l’animal en souvenir de son ami.

Le nom de Martin reste encore parfois attribué à l’ours.

Les traditions qui en découlent

Les montreurs d’ours de l’Ariège

La présence de l’ours dans les Pyrénées, sa faculté à se tenir debout sur ses pattes arrières, le contexte économique de la région ont conduit au développement du métier de montreur d’ours dans l’Ariège.

Un article étant entièrement consacré à ce sujet par Occitanie-découvertes, je vous invite à vous y reporter : https://www.occitanie-decouvertes.com/les-montreurs-dours-de-lariege/

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wikipedia.org

Les fêtes de l’ours en pays catalan

La fête de l’ours est une tradition ancestrale ancrée dans la culture du Haut Vallespir.

Trois villages des Pyrénées-Orientales, Arles-sur-Tech, Prats-de-Mollo-La-Preste et Saint-Laurent-de-Cerdans organisent chaque année au mois de février une fête carnavalesque : la Festa Del Os (fête de l’ours).

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wikipedia.org

Cette fête reproduit la légende qui raconte qu’un être hybride, mi-homme, mi-ours, né d’une femme et d’un ours (une sorte de Jean de l’Ours…) vivant dans les vallées du Vallespir, enleva une jeune bergère du village ; pourchassé et capturé par les chasseurs , il fut ramené sur la place.

La fête mime le combat de l’homme et de l’animal et sa capture . A la fin de la fête l’animal vaincu est rasé pour retrouver un aspect humain.

Si vos pas vous mènent en février vers les Pyrénes-Orientales ne manquez pas ces festivités !

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  1. LYDIE DAUBEZE

    C’est très bien de rappeler cette histoire et cette culture ancestrale.
    Mais aujourd’hui les éleveurs rencontrent beaucoup de difficultés dans leur travail et leur amour de leurs bêtes. Moi personnellement je préfère voir des troupeaux pètrent et avoir une montagne entretenue. Se ne sont pas les Ours qui vont entretenir les pays ruraux.
    Cordialement, Lydie

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