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Joffre, un militaire controversé

Joffre, un militaire controversé

Joffre, connu sous le titre de maréchal Joffre est un militaire occitan, célèbre bien que parfois controversé.

Dans cet article faisons connaissance avec ce maréchal :

Joseph Joffre, brillant sujet

– un début de carrière militaire

– une carrière coloniale

– l’arrivée de la Première Guerre mondiale

– la Guerre

– honneurs , critiques et fin de vieJoseph Joffre, un brillant sujet

Une famille catalane

Joseph, Jacques, Césaire Joffre naît à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le 12 janvier 1852 à 8 heures du matin dans une famille nombreuse (10 enfants) .

Son père Gilles, Joseph, Félix Joffre est tonnelier. Sa mère Catherine, Françoise, Rose, Plas est mère au foyer.

Sa maison natale, aujourd’hui 11 rue du Maréchal Joffre a été transformée en musée.

maison natale de joffre;rivesaltes;

wikipedia.org

Un élève brillant

Enfant sage, curieux et réservé, il entre à 5 ans à l’école primaire de Rivesaltes tenue par des frères des écoles chrétiennes.

A 11 ans, il poursuit des études secondaires à Perpignan, pensionnaire au lycée François Arago. Brillant élève, il intègre les classes préparatoires aux grandes écoles du lycée Charlemagne à Paris.

En juillet 1869, à seulement 17 ans, il réussit le concours d’entrée à l’école polytechnique, 14e sur 132. Il est le benjamin de sa promotion.

Un début de carrière militaire

Des études perturbées

Alors qu’il commence ses études, la guerre de 1870 contre la Prusse éclate.

Comme tous les élèves de l‘école polytechnique, il reçoit une instruction militaire.

Affecté au bastion 39 près de La Villette, il participe à la guerre comme sous-lieutenant dans l’artillerie.

Il est déçu par le niveau de la défense française.

Les émeutes de la Commune en 1871, libèrent les élèves polytechniciens.

Après la fin de la Commune, en juillet 1871, il rejoint l’école polytechnique. A sa sortie en novembre 1871, il choisit le génie militaire et est affecté au 2e régiment à Montpellier (Hérault).

joffre eleve polytechnicien; occitanie;

poytechique.edu

Des débuts dans le Génie

Promu lieutenant en 1872, il est détaché à l’École d’application de l‘artillerie et du génie à Fontainebleau.

Au printemps 1874 il est affecté au Premier régiment à Versailles. Il participe à la reconstruction de l’enceinte fortifiée de Paris, puis dirige la construction du fort de Montlignon (Seine-et-Oise).

Nommé capitaine, il travaille aux constructions des fortifications du Jura en 1876, puis de 1883 à 1884, à celles de Mont-Louis et Villefranche-de-Conflans dans les Pyrénées -Orientales.

Une carrière coloniale

En Extrême-Orient

Sur sa demande de mission en Extrême-Orient, il part pour Formose ; il est nommé chef du génie sous les ordres de l’amiral Courbet en janvier 1885.

Nommé à Hanoï il organise les postes de défense du Tonkin. Satisfait de son travail, l’amiral Courbet lui fait décerner la légion d’honneur.

En janvier 1887, il obtient sa première citation pour avoir dirigé victorieusement les travaux de sape de la citadelle de Ba Dinh ; il est cité à l’ordre de la division du Tonkin en mars 1887.

Après un tour par la Chine, le Japon et les États-Unis, il revient à Paris en octobre 1887.

Un passage en France

Au cours d’un passage en France de 1888 à 1892, il est attaché au chef de cabinet du directeur du Génie, promu commandant ; chef de bataillon, affecté au 5ème régiment du génie à Versailles, il se spécialise dans la logistique ferroviaire. En 1891, il est chargé de cours à l’École d’application de l’artillerie et du génie à Fontainebleau

En Afrique

En octobre 1892, Joffre est envoyé au Soudan français (actuel Mali) pour diriger la construction d’une voie ferrée entre Kayes et Bamako.

Poursuivant la conquête coloniale française, il investit Tombouctou. Promu lieutenant-colonel en mars 1894, il est nommé commandant de la région Kayes-Tombouctou.

Colonel en 1897, il participe en 1900 sous les ordres du général Galliéni à la campagne de Madagascar.

De retour en France en 1903, il est fait commandeur de la légion d’honneur.

L’arrivée de la Première Guerre mondiale

Retour en France

Après un bref passage à la tête de la 19e brigade d’artillerie à Vincennes, puis comme directeur du génie au ministère de la guerre en 1904, général divisionnaire il reçoit le commandement de la 6e division d’infanterie à Paris en 1906 puis du 2e corps d’armée à Amiens en 1908.

Réorganisation de l’armée

Membre du Conseil supérieur de la guerre en 1910, le général Joffre est nommé chef d’état-major général de l’armée en 1911.

Il s’engage dans un vaste plan de réformes dans tous les domaines: doctrine, règlements, haut commandement, matériel, service en campagne, effectifs, mobilisation.

Par la loi du 19 juillet 1913, le service militaire est porté à trois ans ; de nouvelles unités sont créées ; l’artillerie lourde, l’aviation sont développées. Joffre renforce ainsi la défense du pays car l’Allemagne ne cesse d’accroître son potentiel militaire.

Préparation de la guerre

Persuadé qu’une prochaine guerre contre l’Allemagne est inévitable, il veut être prêt.

Son état-major élabore divers plans d’offensive et de riposte, dont fin 1913 le plan de mobilisation et de concentration numéro XVII, au caractère résolument offensif. Dans le même temps, il s’emploie à affermir l’alliance franco-russe, multipliant les rencontres permettant de mettre au point des options stratégiques communes, ainsi qu’à s’assurer l’appui des Britanniques.

Le 11 juillet 1914, Joffre est fait grande croix de la Légion d’honneur.

La Guerre

Le plan XVII

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France.

Joffre lance le plan XVII de l’Alsace à la Belgique.

Il essuie de durs revers lors des batailles dites « des Frontières « , ne reprend le dessus des opérations d’une manière offensive que lorsque les armées ennemies ont atteint la banlieue parisienne, la Marne et au-delà, stoppées sur l’Ourcq, à Verdun et sur la ligne de front en avant de Nancy, Epinal, Belfort.

Avec son état-major, à l’initiative du général Gallieni, gouverneur de Paris, il gagne la bataille de la Marne du 5 au 12 septembre 14, avec l’appui de l’armée anglaise .

Il dresse ensuite une barrière de troupes, après la  » Course à la mer « , grâce au général Foch, qui aboutit à fermer la route de Calais, à Dixmude et sur l’Yser, aux côtés des Belges et des Britanniques.

Le 26 novembre 14, Joffre est décorée de la Médaille Militaire.

Échecs et difficultés

La situation s’enlise sur les 770 km de front ; c’est une guerre de siège qu’il dirige depuis son quartier général de Chantilly ; il affronte aussi la crise des munitions, la crise du matériel; il réussit à doter ses troupes de meilleures armes et uniformes, notamment du casque Adrian, du mortier de 58 mm de tranchée, de grenades à main, du masque à gaz, du fusil-mitrailleur Chauchat, du fusil Berthier, des chars lourds Schneider, Saint-Chamond, etc.

En 1916, il commande l’ensemble des armées françaises et non plus le seul front du nord-est mais il coordonne depuis des mois ses opérations offensives avec celles des alliés anglais, italiens, russes, persuadé de l’avantage d’imposer des actions décidées en commun. Il mène en 1916 une défense imperturbable à Verdun grâce aux généraux de Castelnau et Pétain, puis passe à l’offensive sur la Somme avec Haig, Foch et Fayolle. Lançant à Verdun les offensives Nivelle-Mangin, il reprend Fleury, Douaumont, Vaux, à l’automne.

Maréchal mais écarté

Malgré tout, en décembre 1916, le président du Conseil, Aristide Briand, le remplace par le général Nivelle.

Joffre est élevé à la dignité de maréchal de France, le premier de la IIIe République.

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En raison de sa renommée incontestée auprès des alliés, il est nommé conseiller militaire auprès de la mission Viviani, chargée d’intégrer les Américains dans le conflit.

De retour en France, il est nommé inspecteur général des troupes américaines et se consacre à l’instruction des soldats américains.

Honneurs, critiques et fin de vie

Honneurs

Le 13 novembre 1918, les États-Unis le décorent de la Distinguished Service Medal.

Malgré sa mise à l’écart de la guerre, il garde un aura et parfois même encore une image de « sauveur de la France » en raison de la bataille de la Marne ; cette bataille qu’il mène à l’initiative du général Galliéni, stoppe l’avancée des troupes allemandes, sauvent Paris mais n’arrête pas la guerre.

Le 14 juillet 1919, il chevauche en tête du défilé de la Victoire sur les Champs-Élysées au côté du maréchal Foch.

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Après la guerre, il partage son temps entre ses travaux à l’Académie française, où il a été élu en 1918, ses nombreux voyages officiels à l’étranger, notamment en Espagne, au Japon et en Indochine, et la rédaction de ses Mémoires.

Outre sa décoration de Grand-Croix de la Légion d’honneur, il est titulaire de la Médaille militaire, de la Médaille coloniale Sénégal et Soudan ainsi que de nombreuses décorations étrangères.

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Statue du Maréchal Joffre devant l’Ecole militaire à Paris wikipedia.org

De nombreuses rues, avenues, places, bâtiments, lycées, etc… portent son nom.

Après la guerre les prénoms Joffre et Joffrette ont été donnés à de nombreux enfants.

Critiques

Contesté par ses pairs, les historiens le déclareront plus tard piètre tacticien et comme un des plus grands bouchers de cette guerre pour avoir engagé des dizaines de milliers d’hommes dans des offensives aussi sanglantes qu’inutiles.

Vie privée

De sa vie privée , on sait peu de chose.

Il épouse le 11 octobre 1873 à Paris, une jeune veuve de six ans son aînée, Marie-Amélie Pourcheyroux. Celle-ci décède en couches , à Montpellier, le 3 avril 1874.

Initié Franc-Maçon en 1875, il fait partie de la Loge Alsace-Lorraine du Grand Orient de France, comme Jules Ferry.

loge maçonnique;joffre;wikipedia.org

Il revoit une ancienne connaissance, Henriette Penon, mariée, avec qui il a une liaison. Une fille, Germaine, naît le 1er janvier 1898: nul ne saura jamais si l’enfant est bien de Joffre ou du mari de sa maîtresse.

Il l’épouse civilement le 26 avril 1905.

Sa fin de vie

En 1922 Joffre achète une châtaigneraie à Louveciennes (Yvelines) où il fait bâtir un bungalow – type colonial – précédé d’une façade aux colonnades blanches à la manière du Mount Vernon de Washington. Il s’y retire avec son épouse et termine ses Mémoires en deux tomes qui seront édités post mortem selon sa volonté.

Le 21 juin 1930, le maréchal Joffre fait sa dernière apparition publique à l’occasion de l’inauguration de sa statue à Chantilly. Il est très affaibli, depuis plusieurs mois par une artérite des membres inférieurs ; il se déplace difficilement. Le 19 décembre, il doit être amputé de la jambe droite. Quelques jours plus tard il tombe dans le coma. Le 3 janvier 1931  à 8h23, à 79 ans, il s’éteint à la clinique des frères de Saint-Jean-de-Dieu, 19 rue Oudinot à Paris (7e) .

Ses obsèques nationales ont lieu le 7 janvier en l’église Saint-Louis-des-Invalides à Paris.

Simultanément des offices religieux en son honneur sont célébrés en l’église Saint-Louis-des-Français à Rome et en l’église Saint-Polycarpe à Smyrne.

Le 11 janvier, le Parlement vote une loi déclarant que « Joseph Joffre, maréchal de France, a bien mérité de la Patrie. » 

mausolee jffre;louveciennes;

wikipedia.org

Il repose dans un mausolée situé dans sa propriété de La Châtaigneraie

à Louveciennes(Yvelines). Son épouse meurt en 1956 à 92 ans.

J’espère que cet article qui résume cet occitan célèbre vous a plu .

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  1. Jean-Marc

    Bonjour,

    Rivesaltes étant Catalan, pourquoi dîtes vous que Joffre était Occitan et non Catalan ?

    • En effet…Joffre est né à Rivesaltes, en Roussillon, donc catalan…tout comme Trenet , né à Narbonne et Jean Moulin,né à Béziers, en Languedoc, donc languedociens…tout comme Foch, né à Tarbes en Bigorre…etc… ce site traitant de la nouvelle région Occitanie-Pyrénées Méditerranée, les personnages célèbres évoqués sont tous de cette dernière région…occitans…
      Ceci dit on peut toujours débattre sans fin de l’Occitanie, ancienne, nouvelle, avec ou sans le Roussillon, avec seulement le Fenouillède(traditionnellement occitan et non catalan), etc… et des spécificités …ce n’est ps l’objet du site…bien que certaines pages et certains articles précisent( lorsque cela a une importance sur le fond)et expliquent ces spécificités (voir article sur la sanch et sur la sardane en ce qui concerne le Roussillon).

  2. Francis Timoner

    Bonjour !
    Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les comportements négatifs de Joffre pendant la Grande Guerre, je conseille la lecture du livre de Jean-Yves Le Naour: La Légende noire des soldats du Midi, paru en 2013 chez écho Vendémiaire.

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