Gabriel Fauré, un romantique

Gabriel Fauré, compositeur né dans l’Ariège, réservé, n’est pas connu comme il le mériterait.

Dans cet article découvrons davantage :

– la vie de Gabriel Fauré

–  son œuvre

La vie de Gabriel Fauré

Son enfance

Gabriel Fauré né le 12 mai 1845 à Pamiers (Ariège). Il est le benjamin d’une fratrie de six enfants.

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CC BY SA 3.0

Il est le fils de Toussaint-Honoré Fauré et de Marie-Antoinette-Hélène Lalène-Laprade.

Son père est instituteur à Pamiers, puis directeur de l’école normale de Foix à Montgauzy (Ariège).

Il est placé en nourrice.

Il fréquente ensuite l’école primaire du lieu.

Il aime jouer de l’harmonium dans la chapelle qui jouxte l’école normale, conseillé par une dame âgée aveugle.

Ses études

Son père, ayant détecté son talent musical, lui obtient une bourse et en 1854, il rejoint l’école de musique classique et religieuse de Paris, communément appelée l’école Niedermeyer.

Il y suit des études générales mais également des cours d’orgue avec Clément Loret, d’harmonie avec Louis Dietsch, de contrepoint et de fugue avec Xavier Wackenthaler, de piano de plain-chant et de composition avec Niedermeyer.

Il y rencontre Frantz Listz, Robert Schumann, Frédéric Chopin et d’autres grands musiciens… Elève de Camille Saint Saens, il lie avec lui une grande amitié.

La période de la guerre

Organiste de chœur à l’église Notre Dame-de-Clignancourt à Paris de mars à août 1870, il s’engage dans la Garde Impériale le 16 août 1870 pour participer à la guerre franco-prussienne.

Il figure dans plusieurs engagements en région parisienne jusqu’à la capitulation fin janvier 1870.

Il assure la tâche d’organiste de l’église Saint Honoré d’Eylau dans le XVIème arrondissement de Paris durant quelques mois.

Pendant la Commune de Paris, il réside à Rambouillet et enseigne la composition à l’école Neidermeyer , en Suisse, où elle s’est réfugiée.

Une vie sentimentale déçue

A l’issue de ces évènements, il est organiste de chœur à l’église Saint Sulpice.

Il fréquente le salon de Camille Saint Saëns où se rencontrent les fondateurs de la Société Nationale musicale parisienne dont il fait partie (César Franck, Jules Massenet, Henri Duparc, Jules Garcin, Théodore Dubois, Paul Taffanel, Romain Bussière).

En 1877, Saint Saëns l’introduit dans le salon de Pauline Viarnot où il va rencontrer Renan, Gounaud, Flaubert, George Sand et surtout une des filles de son hôtesse , Marianne Viarnot. Il en tombe éperdument amoureux. D’abord attendrie par les sentiments qu’elle provoque la jeune fille accepte des fiançailles ; affolée par la passion qu’elle suscite, elle se rétracte avant le mariage et Gabriel Fauré sombre dans une grande tristesse et une profonde dépression.

Par la suite il devient le Don Juan des salons parisiens…

En 1885, il accepte un mariage arrangé avec Marie Fremiet, la fille du sculpteur Emmanuel Fremiet; ils auront deux fils, Emmanuel et Philippe, mais vivront la plupart du temps séparés.

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CC BY SA 3.0

Sa vie professionnelle

Le succès de Gabriel Fauré est long à venir.

Il tient pendant des années des postes d’organistes, donne des leçons de piano, pour subvenir aux besoins de sa famille en ne cessant jamais de composer.

Le piano reste son instrument favori.

Le succès vient peu à peu dans les dernières années du XIXème siècle.

En 1892, il est nommé inspecteur des conservatoires de province.

En 1896, il reprend le grand orgue de La Madeleine laissé par Théodore Dubois ; on lui confie une classe de composition au Conservatoire de Paris.

Mais en 1903, il commence à ressentir des troubles auditifs.

Il ne cesse cependant de composer ni d’œuvrer : critique musical au Figaro de 1903 à 1921, directeur du conservatoire en 1905, en tournée pour des concerts en Russie en 1910, élu président de la Société Nationale de Musique en 1917.

La fin de sa vie

Le 20 juin 1922, il reçoit un hommage national à La Sorbonne et le 31 janvier 1923, il est décoré de la Grande Croix de la Légion d’Honneur.

Il meurt d’une pneumonie, le 4 novembre 1924, 32 rue des vignes, dans le XVIème arrondissement de Paris où une plaque commémorative est posée.

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CC BY SA 4 .0

Des funérailles nationales lui sont rendues à l’église de la Madeleine. Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris.

Son œuvre

Une œuvre toute en finesse

L’œuvre de Gabriel Fauré se caractérise par sa douceur, sa finesse et son intériorité.

Bien que son éducation à l’école Nerdermeyer et sa carrière d’organiste le rapproche de la musique religieuse, Gabriel Fauré n’y consacre pas l’essentiel de son œuvre.

Attiré par la poésie et le piano, il compose de nombreuses mélodies et musiques de chambre.

Ses compositions sont le reflet de son temps , à la charnière entre le classicisme et le romantisme.

Une œuvre variée

Bien que la majeure partie de son œuvre se répartisse entre mélodies et musique de chambre, il compose de la musique religieuse telle que la Messe de Requiem ; il y laisse cependant transparaître son caractère en oubliant les trompettes du jugement dernier pour leur préférer une douceur empathique visant à soulager la douleur de la mort.

Son amour du piano et de la poésie reste essentiel dans son œuvre.

Bien que produisant peu d’orchestrations, il compose de la musique théâtrale avec Pelleas et Mélisande, Pénélope ou Prométhée.

Une œuvre prolixe

Citer son œuvre de manière exhaustive est difficile.

Avec plus de cent mélodies, essentiellement pour piano seul, une trentaine d’œuvres de musique de chambre, seize musiques chorales (douze sacrées et quatre profanes), trois concertos, deux opéras et six œuvres pour orchestre, dire que son œuvre est prolixe est un euphémisme !

Une reconnaissance tardive

Gabriel Fauré s’est intéressé à plusieurs genres musicaux.

Homme modeste et discret, il a attendu longtemps la reconnaissance du milieu musical.

Saint Saëns lui disait souvent qu’il lui manquait un défaut qui pour un artiste est une qualité : l’ambition !

Bien qu’ayant obtenu en 1865 un 1er prix de composition avec le « Cantique de Jean Racine », il doit attendre 1896 pour être nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris. Il devient le maître d’illustres musiciens du XXème siècle tels que Maurice Ravel, Nadia Boulanger, Jean-Roger Ducasse, Raoul Laparra…

Nommé en 1905 directeur du conservatoire de Paris, il entreprend une grande réforme de l’enseignement musical.

J’espère que cet article vous a permis d’en savoir un peu plus sur ce compositeur né dans notre région.

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