Occitanie...découvertes

Pas à pas…découvrez les coutumes…entrez dans les spécificités de cette région…pour la découvrir et l'aimer.

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Expressions ou jurons …langage d’occitans ?!

Expressions ou jurons …langage d’occitans ?!

De nombreuses expressions émaillent notre langage d’occitans…

Certaines peuvent apparaître étranges à nos contemporains…voire même vulgaires…

Pas d’a priori ! Elles sont seulement « imagées »…

Dans cet article j’en relève quelques unes que vous avez déjà entendues ou que vous rencontrerez peut-être…

– des exclamations,

– des jurons

– des expressions.

Des exclamations

La plus souvent entendue dans le sud est le « vé » ; on la retrouve même dans les mots croisés avec pour définition « exclamation méridionale ».

Ici nous la faisons parfois précéder d’un « tè » :

« Tè, vé » se traduit alors par « Tiens, regarde» ou « Tiens, vois ».

erxpressions occitanespixabay.fr

On rencontre également « bé », « eh bé », « é oh bé ! », qui selon l’intonation marquent l’hésitation, l’étonnement ou la réprobation !

L’étonnement, légèrement réprobateur ou un peu scandalisé peut, dans certains coins de la région, donner lieu à un « Tchabal ».

La surprise étonnée s’exprime par un « Fache de » équivalent au français « Ça alors ». « Boudiu » ou « boudïou » ajoute à la surprise un peu de crainte ; il peut être parfois accentué en « boudu con » ; le mot « con » ne se veut pas grossier et est souvent utilisé en ponctuation méridionale pour renforcer la phrase !!! J’en conviens, cela peut surprendre !

De même l’exclamation « hils de puto ! » , sa versions francitane « fan de pute ! », ou sa version française « fils de pute ! », utilisées parfois dans notre région n’est pas une insulte adressée directement à la mère de notre interlocuteur. Ce n’est que la traduction, un peu triviale je vous l’accorde, d’une surprise ou d’une indignation. Plus couleur locale elle peut devenir « fan de chichourle ! »

A d’autres endroits , une sorte de résignation devant un état de fait s’exprime par « Alabetz» qui peut se traduire par un « alors » fataliste…

Il n’est pas rare de se séparer sur un « allez bay »qui signifie que la conversation est terminée, tout a été dit..

De même qu’un « es atal » éteint tout commentaire : « c’est ainsi ».

 

Des jurons

Le Larousse définit le juron comme une expression grossière traduisant sous forme d’interjection une réaction vive de dégoût ou de colère. Dans la religion chrétienne, c’ est une parole offensante pour Dieu ou pour quelque chose de sacré pris, mal à propos, à témoin.

jurons-expression-occitaniepixabay.fr

Je vous ai déjà parlé dans mes articles sur notre langage de « Adisiatz » ou « Adiou », voire même dit en français « Adieu » que nous employons comme bonjour ou au revoir et non, comme ailleurs, pour une séparation définitive.

Dans une époque où la dévotion était plutôt affaire féminine, les hommes se réservaient les jurons prenant Dieu à témoin !

Ainsi les « Milla Dious »(Mille Dieux), « Noun de Diou »( Nom de Dieu), « Deu me damne »(Dieu me damne) fleurissaient facilement !

Les « Macarel », « Macarïou » qui se traduisent littéralement par « maquereau »( rien à voir avec le poisson, peut-être avec le proxénète???) peuvent aussi ponctuer la conversation. Les dames lui préfèrent le « Macaniche » légèrement plus élégant!

Des expressions

Je vous en ai déjà dévoilées quelques unes dans mes précédents articles sur le langage.

Dans nos cuisines occitanes vous savez que la balance ménagère est souvent remplacée par « a bisto de nas » (à vue de nez).

langage-occitanpixabay.fr

La vacuité d’un lieu ou d’une pièce se traduit par « y a dégun » (il n’y a personne). Au passage je vous rappelle que nous escamotons souvent le « il » de « il y a » et disons « y a »… Il peut se faire aussi qu’il n’y ait « tchi » (rien).

Parfois il y a quelque chose… ce quelque chose , nous le traduisons par « qui com ». Il prend alors plusieurs significations selon le ton employé, les circonstances, etc… « Es qui com », veut dire « c’est quelque chose » dans le cas d’un étonnement face à une démesure ; « y a qui com » à l’égard d’une personne peut signifier qu’elle a un grand savoir, une grande intelligence mais aussi qu’elle est entêtée : l’intonation dans ce cas précise le sens.

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« ba pla »en fin de conversation conclut que tout va bien ; s’il répond à la question « couci bas », c’est que les choses vont pour le mieux.

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Des expressions traduisent la quantité : « nia prou » signifie qu’il y en a suffisamment ; utilisée pour traduire l’état dans lequel se trouve une personne, elle peut être suivie par « nia un sadoul » ou « en podes pas pus »qui signifie que la personne est à bout et n’en peut plus.

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« Manquas qu’aquo »ou « manquas pus qu’aquo » (il ne manque que ça ou il ne manque plus que ça) expriment l’indignation face à quelque chose.

Le « pécaïre », « peuchère », « pauvre » est employé seul comme exclamation mais peut aussi accompagner une phrase ou un mot : le pauvre peut accompagné le nom du défunt. Il peut prendre une tournure affectueuse et devenir le « pauvret » .

Le mot « couillon- est parfois une expression affectueuse ; « couillonnet , tu t’es trompé » s’adresse à un enfant qui a fait une erreur ;une publicité, il y a plusieurs années faisait dire à Henri Tisot : « grand couillon , tu fais pleurer ta mère ».

Je vous ai dévoilé quelques mots ou expressions que vous pouvez encore entendre en Occitanie.

Toutefois je n’écris pas l’occitan, aussi je demande aux « puristes » d’excuser l’orthographe que je peux attribuer aux mots et expressions.

J’espère que cet article vous a plu.

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  1. « djésus » ! ça c’est sûr on est loin de l’occitan littéraire mais si proche de l’occitan (encore) parlé dans la rue et chez les anciens. Bien que cet éventail se veuille non exhaustif bien entendu, « praco » (per aco) il me semble que « bietaze » devrait y figurer, ne serait-ce que pour son origine, déformation populaire d’un plus exact « viet d’aze » qui prend alors une toute autre ‘forme’ lorsque l’on entrevoit de quoi il s’agit, c’est une exclamation relative à une analogie bien légitime devant un membre viril très bien pourvu, dirons-nous !…..

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