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Encore des mots…

Encore des mots…

Encore des mots de chez nous… mots qui se perdent et que nous entendons de moins en moins dans les conversations mais qui pour ceux qui les connaissent évoquent tant d’images…

Dans cet article Occitanie-découvertes en propose à l’occasion de nos actions printanières :

  • Et si nous renouvelions la garde-robe ?

  • Profitons du printemps pour mettre de l’ordre

Et si nous renouvelions la garde-robe ?

Le soleil revient…Les températures augmentent…

soleil;automne;occitanie;

Il est temps de fourfouiller (farfouiller, chercher) dans les placards…Que reste-t-il dans les penderies du printemps et de l’été derniers qui soit encore mettable ?

Il faut tout sortir, tout espincher (regarder), tout trier, tout essayer…

C’est là que les choses se compliquent !

Avec ce confinement, beaucoup ont pris goût à cuisiner et se sont mis aux fourneaux ; l’occasion se présentait d’expérimenter la confection des ces plats locaux qu’Occitanie-découvertes a évoqués : estouffat, moungetat, tripat…et autres régals de la cuisine de notre région.

Les gourmands se sont adonnés à la pâtisserie et dans ce domaine également Occitanie-découvertes vous avait donné des idées : pescajoune, bugnes, bugnettes, crèpes, coupetado , poumpet...

Ceux qui pendant cette période languissaient (s’ennuyaient) chez eux se sont engoulis (empiffrer) de tout ce qui leur tombait sous la main !

Résultats de cette période particulière : la plupart ne rentrent plus dans leurs caouces (pantalons). Eh, oui! La première partie de notre anatomie qui coufle (gonfle) dans ces circonstances, est le tafanari (fesses, derrière) pour les dames et la panouille (bedaine) pour les messieurs.

Quelques uns, plus rares, ont tellement mal vécu ce confinement qu’ils dépriment et ont peut-être même perdu du poids. Ils sont maigres comme des estelous (littéralement = éclats de bois).

Pinterest

Que ce soit pour les uns ou pour les autres, il va falloir trier…

Dans un premiers temps, les touailles : ces vêtements déjà bien usés qui vont aller aux peilhes ( aux chiffons). Ce gilet plein de bourrils (boules de lainage) que vous aimez bien et qui vous tient chaud les soirs où il fait fresquet (frisquet) ou lorsqu’il y a un coup de marinas (coup de vent de la mer qui fait venir la brume et la fraîcheur brutalement en fin de soirée) , il va enfin falloir s’en séparer…

Ensuite les vêtements encore mettables mais dans lesquels même en s’esquichant (se serrant, se pressant) , il est totalement impossible de rentrer, ou alors inconfortablement. On est tellement tibé (tendu) qu’on ressemble à un boudin !

Il y a aussi ceux qui sont encore en état, mais totalement démodés…

Ce tri fait, on arpateje (hésite, tergiverse) : peut-être avec un peu de régime, sera-t-il possible de les porter encore une saison ? Essayage, aller-retour devant la glace…Pfff !! Ca fiche la babotte (ça déprime) de se voir là-dedans… Pour ceux qui ont pris du poids , ça déborde de partout (de l’occitan de partot) ; pour ceux qui en ont perdu, ce n’est pas mieux, ça pendouille (pend) de tous les côtés!

C’est la même chose pour les tatanes : peut-être va-t-il falloir se résigner à escamper (jeter) ces vieilles groules (savates) dans lesquelles nos pieds sont au paradis mais qui ne sont plus présentables…

Le tri achevé, il n’y a plus qu’à agir : les peilhes chez le peilharot ( = chiffonier, devenu désormais un inhumain conteneur à chiffons) ou aux pétas (vieux chiffons) qui serviront au nettoyage… les « mettables » trop grands ou dans lesquels on semble estirgougnés ( tiraillés) chez Emmaüs ou autres associations humanitaires qui récupèrent les vêtements en bon état…

CC BY-CSA 4.

Il ne reste plus qu’à prendre la carte bleue et filer en boutique à la recherche de la tenue dans laquelle vous vous sentirez bien !

Profitons du printemps pour mettre de l’ordre

Après avoir fait le vide dans la garde-robe ou à une quelconque occasion, comme par exemple celle du grand ménage de printemps, vous décidez de revoir votre intérieur.

C’est à ce moment là que vous allez réaliser combien de couillandres (choses inutiles) embarrassent votre maison. Comme précédemment cela provoque de terribles dilemmes, opposant souvenirs, sentiments, raison…

La bibliothèque est encombrée d’une multitude de livres que vous ne consultez plus, voire même dont vous ne vous souvenez plus… Soit vous entreprenez de faire de la place et d’en apporter à la cabane à livres du quartier, soit vous décidez de les vendre au marché aux puces de votre village mais je vous averti « ça vaut que dale » ( de l’occitan que d’ala = que de l’aile-allusion à l’aile de volaille dans laquelle il y a peu à manger).

Sur vos étagères, une multitude de bibelots ne sont que des ramasse-pousco (ramasse-poussière). Je ne vous parle pas de la main du petit dernier moulée dans le plâtre ou du collier de nouilles, reçus en cadeau à l’occasion d’une lointaine fête des mères, que vous conservez précieusement au fond d’un tiroir !!!

Pixabay

Et je passe sur toutes les trastes (vieilleries inutiles) que vous avez amassées dans le trastet (la soupente ou la mezzanine). De la chaise toute cussonée (les cussons , en occitan, sont des vers xylophages), au vieux toupi émaillé et écaillé dans lequel Mamé faisait cuire la soupe, aux quinquets ( lampes à huile) en cuivre que vous avez entreposés là car vous en aviez assez de les astiquer mais que vous avez toujours vus dans la famille, sans oublier le vieux poustil (planche à découper) qui servait à découper le lapin pour en faire un civet…. que d’objets qui ne servent plus mais sont remplis de souvenirs…Les enfants nous disent d’escamper tout ça…ils ne savent même plus à quoi ça servait et nous prennent pour des cabourds ( des fous)!

Ce n’est pas simple et facile et pourtant…Il faudra bien nettoyer tout ça un jour ou l’autre….

J’espère que cet article vous a plu.

Je rappelle ( je sais que je rabâche mais…) et j’insiste : je n’écris pas l’occitan, aussi je demande aux « puristes » d’excuser l’orthographe que je peux attribuer aux mots et expressions.

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  1. GOUT

    Excellent! Je rajeunis en lisant tout çà et je me les ré approprie ; ces mots de mon enfance réactivent tant d’images et de feux d’artifice ….

  2. Marcelle VESY

    J’aime beaucoup cet article.
    Trop souvent, l’occitan était synonyme de mots grossiers
    MV

  3. Anne-Marie Poujade

    Que de vérités !je me retrouve totalement dans votre article.alors allons de ce pas trier….bonne journée
    Amp

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