Occitanie...découvertes

Pas à pas...découvrez les coutumes...entrez dans les spécificités de cette région...pour la découvrir et l'aimer.

Confréries bacchiques et gastronomiques de notre région

Confréries bacchiques et gastronomiques de notre région

Les Confréries bacchiques et gastronomiques sont nombreuses dans le pays et notre région Occitanie-Pyrénées Méditerranée en compte un grand nombre.

Dans cet article découvrons :

  • Qu’est ce qu’une confrérie ?
  • Les confréries en France
  • Les confréries dans notre région

Encore des mots…

Encore des mots…

Encore des mots de chez nous… mots qui se perdent et que nous entendons de moins en moins dans les conversations mais qui pour ceux qui les connaissent évoquent tant d’images…

Dans cet article Occitanie-découvertes en propose à l’occasion de nos actions printanières :

  • Et si nous renouvelions la garde-robe ?

  • Profitons du printemps pour mettre de l’ordre

Pierre-Bernard Prouha, sculpteur

Pierre-Bernard Prouha, sculpteur

Pierre-Bernard Prouha est un sculpteur d’Occitanie-Pyrénées Méditerranée dont un nombre important de ses œuvres ornent la cathédrale d’Albi.

Je laisse Christian Arnaud et Véronique Gayraud vous en parler ; ils ont réalisé à son sujet un article dans « Au fil de l’histoire », bulletin n°27 de l’association « Les Amis du Villemur Historique » (villemur-historique.fr); je remercie Jean-Luc Erpelding, fidèle abonné à Occitanie-découvertes, qui nous l’a transmis et obtenu de leurs auteurs l’autorisation de le reproduire.

Dans cet article nous découvrons :

  • 1822-1867 : les débuts d’une intense carrière d’artiste

  • travaux pour la cathédrale d’Albi: une étape importante dans la vie de Pierre-Bernard Prouha

  • 1871-1888 : un artiste reconnu

  • de 1870 à 1888, quelques œuvres majeures de Pierre-Bernard Prouha

Rodez, une ville deux fois millénaire

Rodez, une ville deux fois millénaire

Rodez, chef lieu du département de l’Aveyron , est fondée au Vème siècle avant JC par une peuplade celtique venue d’Europe Centrale : les Ruthènes.

Dans cet article découvrons :

    • sa situation et son nom
    • son histoire
    • ses attraits touristiques

Sa situation et son nom

Sa situation géographique

Chef-lieu du département de l’Aveyron, au sud-ouest du Massif Central, Rodez se situe entre les plateaux des Grands Causses et les collines du Ségala.

Construite sur un piton rocheux, elle s’est étalée plus tard sur ses pentes . La vieille ville garde localement l’appellation « Le Piton ».

Au centre-nord de la région Occitanie-Pyrénées Méditerranée, Rodez est à deux heures, au nord-est de Toulouse et au nord-ouest de Montpellier.

Ville de faible altitude (550 m en moyenne), elle est traversée sur sa limite sud par l’Aveyron (affluent du Tarn, lui-même affluent de la Garonne).

Bénéficiant d’un climat semi-continental méditerranéen, les hivers y sont rudes et les étés chauds et ensoleillés.

Son nom

La cité d’origine est un oppidum établi sur un piton rocheux par les Ruthènes ; nommée Segodonum ( de sego=fort et dunum=colline) sous l’occupation romaine, elle devient Civitas Rutenorum (ville des Ruthènes) sous l’empire romain, puis Ruten ; appelée en occitan Roudès, son nom finit par s’orthographier Rodez pour en conserver la prononciation.

Ses habitants, au nombre de 25 000 environ (55 000 pour l’agglomération) sont des Ruthénois.

Son histoire

Des Ruthènes au Rouergue

Construite par les Ruthènes, Rodez subit, comme une part de la région, les occupations successives des Wisigoths et des Francs, des différents seigneurs locaux (ducs d’Aquitaine, comtes de Toulouse), des Maures, des Anglais (pendant la Guerre de Cent ans), les rivalités des seigneurs et de l’Église.

Une double ville médiévale

Charles II dit « Le Chauve » (823-877) érige le Rouergue en comté.

En 852, les comtes de Rouergue s’emparent de Toulouse et fondent la maison de Toulouse : les aînés deviennent comtes de Toulouse, les cadets gardent le comté de Rouergue.

En 1095, Raymond IV, comte de Toulouse et de Rouergue, manque de fonds pour financer sa croisade ; il engage, alors, une partie du comté de Rouergue auprès de Richard, frère du comte de Millau : c’est l’origine du comté de Rodez qui représente alors le tiers du Rouergue. Rodez ne forme qu’une seule ville mais par le biais des successions , elle se retrouve divisée en 1161, entre Hugues II, comte de Rodez et son frère autre Hugues, évêque de cette ville :le premier en sa qualité d’aîné garde le Bourg, siège du comté et le prélat hérite de la Cité.

Rodez forme ainsi deux villes séparées par des murailles et des fossés, avec chacune son administration ; cette situation perdure jusqu’au milieu du XIVème siècle ; les dangers de la Guerre de Cent ans (1337-1453) conduisent comte et évêque à se réunir derrière une seule et même enceinte.

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CC BY SA 4-0

L’apogée de la ville

Dès la fin de la Guerre de Cent ans, la ville unifiée se développe .

Les échanges commerciaux se multiplient : foires aux bestiaux sur le foirail de la Cité, foires annuelles du Bourg. Un nombre important de riches marchands s’y installe; ils éclipsent peu à peu la noblesse locale.

Au XVIème siècle, les évêques François d’Estaing et Georges d’Armagnac contribuent au développement de la vie culturelle et artistique de la ville qui devient un important foyer humaniste du Rouergue.

Des Guerres de religion à la Révolution

Comme toute la France, le Rouergue subit les divisions des Guerres de religion. Féodale et cléricale, la province voit sa société évoluer ; seigneurs et clergé perdent de leurs pouvoirs ; le protestantisme s’engouffre dans les brèches : chez les nobles dont les avantages s’amenuisent, chez les paysans asservis.

A Rodez l’évêque, seigneur de la Cité, appuyé par des grands seigneurs, sévit violemment : les instituteurs sont frappés d’hérésie, les établissements d’enseignement fermés, un collège de Jésuites est installé, les biens des hérétiques (ou supposés) confisqués.

Le Rouergue se divise :le protestantisme trouve un terreau favorable dans le sud de la province (Millau, Saint Affrique, Séverac, Cornus, Saint Jean-du-Bruel) tandis que la répression se durcit dans les fiefs cléricaux du Centre et du Haut-Rouergue. A l’issue de cette période la victoire de ces derniers va asseoir pour deux siècles le pouvoir local des Jésuites, des féodaux, des clans paroissiaux, des propriétaires fonciers rentiers et jusqu’à une féodalité enracinée dans les attitudes mentales de la population.

Du Rouergue à l’Aveyron

Accueillie favorablement dans un premier temps, en particulier dans le Sud de la province, la Révolution va cependant rencontrer quelques résistances en majorité cléricale ; seuls quelques prêtres prêtent serment à la Constitution ; les réfractaires sont nombreux, recherchés, emprisonnés, déportés, émigrés  mais pour cela, également considérés par la population comme « bons prêtres », « confesseurs de la foi ». Les levées de masse en 1791 et 1793, le service militaire obligatoire incitent ces zones rurales à l’opposition. Des mouvements contre-révolutionnaires avec pillages, exécutions sommaires de républicains, renforcement de l’opposition royaliste, refus d’élections…vont se succéder de 1789 au début du XIXème siècle.

Le département de l’Aveyron, avec Rodez pour chef-lieu, proclamé en 1790, trouve son territoire actuel en 1808 après que la région de Saint Antonin, Laguépie et Parisot est rejoint le nouveau Tarn-et-Garonne.

Les résistances subsistent. Un courant royaliste légitimiste, traditionaliste clérical et nationaliste persiste. Il constituera le socle de la droite naissante qui deviendra la force politique majeure du XIXème siècle dans le département.

Ses attraits touristiques

Un riche patrimoine religieux

La Cité, dirigée à l’origine par les évêques, s’est développée autour de la cathédrale Notre-Dame (XIIIème-XVIème) et du palais épiscopal (XVIIème). La cathédrale Notre-Dame, brûlée, endommagée, réparée, est un condensé de styles gothique, Renaissance, baroque. Ses dimensions sont imposantes : une nef de 102 mètres de long, 30 mètres de haut, un clocher plat de 87 mètres de haut entouré d’une dentelle de pierre de grès rose, surmonté d’une statue de la Vierge à laquelle on accède par un escalier de 400 marches. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1862.

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Cathédrale Notre Dame

CC BY SA 4-0

Le palais épiscopal, construit à l’origine entre le transept de la cathédrale actuelle et les remparts, détruit, puis reconstruit plusieurs fois, trouve sa place actuelle en 1694. Édifié dans le style Louis XIII, avec accès par un escalier qui rappelle celui du château de Fontainebleau, il est modifié en 1871 et 1875 par le rehaussement du bâtiment central et l’ajout de deux pavillons.

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Le palais épiscopal

CC BY SA 4-0

L’église Saint Amans, construite à l’origine sur la sépulture de Saint-Amans, premier évêque de Rodez, présente un anachronisme dû à ses aménagements et reconstructions successifs : de style roman à l’intérieur, de style baroque à l’extérieur.

L’église du Sacré-Coeur a été construite plus récemment (1886-1898) pour répondre à l’urbanisation des faubourgs de la ville. Son architecture s’inspire de celle de l’abbatiale de Sainte Foy de Conques ; de style néo-roman comme d’autres constructions du XIXème siècle, elle est surmontée d’une tour-lanterne octogonale qui s’élève au-dessus de la croisée des transepts.

Des édifices religieux transformés

Les bâtiments de l’ancienne chartreuse du XVIème siècle, situés au centre ville de Rodez, constituent un ensemble remarquable dans un parc de 6 hectares. Un haras national y est établi par un décret de Napoléon en 1809. Il a fermé ses portes en 2017.

L’ancien collège des Jésuites, construit entre 1619 et 1649, devenu Collège royal en 1769 est aujourd’hui le Lycée Foch ; ils comportent de nombreux bâtiments classés aux monuments historiques. De tous temps, lieu d’enseignement réputé, il a reçu comme élèves quelques célébrités : le maréchal Foch, l’entomologiste Henri Fabre, le Président du Conseil Paul Ramadier. le peintre contemporain Pierre Soulages..

Une architecture urbaine

De belles bâtisses médiévales sont à découvrir dans la Cité : maison de Guitard (dite aussi Tour des Anglais) du XIVème siècle, maison canoniale et maison de Benoît du XVème siècle.

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Maison Benoît

Flickr.com

Dans le Bourg, de belles demeures du XVIème siècle, aux décors Renaissance témoignent de la richesse des marchands de l’époque: maison dite d’Armagnac, maison de l’Annonciation, hôtel de Jouery.maison d armagnac;rodez;aveyron;occitanie;

Maison d’Armagnac

CC BY SA 4-0

Trois musées

Le musée Fenaille occupe l’hôtel de Jouery ; il présente une magnifique collection de statues-menhirs et d’objets quotidiens des peuples qui occupaient le Rouergue à l’époque néolithique.

Le musée Denys Puech, du nom de son créateur, expose des œuvres d’art contemporain.

Le musée Soulages est riche de près de 500 œuvres du célèbre peintre dont il a fait don à sa ville natale. Construit par des architectes catalans, le bâtiment qui l’abrite, inauguré en 2014, est intégré au paysage.

J’espère que cet article vous a intéressé et donné envie de visiter Rodez, qui a reçu le label Ville d’Art et d’Histoire .

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Le pain de chez nous

Le pain de chez nous

Le pain est depuis des millénaires l’aliment de base traditionnel dans de nombreux pays et de multiples cultures.

Notre région Occitanie-Pyrénées Méditerranée a ses spécificités dans ce domaine également.

Dans cet article examinons cette nourriture de base

  • son histoire

  • ses rôles et fonctions

  • les pains de notre région

Son histoire

A l’origine

Des vestiges retrouvés sur des sites paléolithiques (30 000 ans avt.JC) laissent supposer que nos ancêtres, chasseurs-cueilleurs, avant même l’agriculture, utilisaient du pain dans leur alimentation.

A l’origine, le pain est fabriqué à base de grains d’amidon issus de rhizomes pilés sur des pierres, malaxés puis cuits ; plus tard (vers 14 000 avt .JC), des graines de céréales sauvages écrasées, agrémentées d’herbes, et mélangées à l’eau donnent les pains retrouvés sur des sites archéologiques en Jordanie.

Avec la sédentarisation de l’homme et l’apparition de l’agriculture, la culture des céréales se développe (vers 8000 avt.JC). Leurs graines écrasées mélangées à l’eau et cuites sur des pierres donnent du pain.

Dans l’Antiquité

La fabrication du pain avec farine, eau et levain est attribuée aux Egyptiens ; des bas reliefs et des fresques montrent les techniques de fabrication, du broyage du grain, à la cuisson en passant par le tamisage de la farine et la préparation de la pâte .

Les Grecs créent le métier de boulanger et inventent le moulin à trémie pour faciliter la tâche des meuniers. Ils utilisent les levures issues du vin.

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Flickr

Les Romains dont la base alimentaire est une bouillie faite de farine et d’eau, adoptent les techniques grecques et améliorent le pétrissage. Ils fondent un collège de meuniers-boulangers.

Au Moyen-Age

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Occitaniie-decouvertes

La fabrication du pain s’organise et se règlemente.

En France, la féodalité instaure les banalités : le seigneur a l’obligation de créer et d’entretenir des installations techniques qu’il met à disposition des habitants ; ces derniers, en échange, paient le prix fixé par le seigneur pour les utiliser (impôts du ban) : four banal géré par le fournier, moulin banal, pressoir banal…

Dans les grandes villes, les talmeliers ( de taler=battre et mesler=mélanger) ont en charge toute la filière , depuis l’achat des céréales jusqu’à la vente du pain à la boutique.

De la Renaissance à la Révolution

Les techniques s’améliorent. La fermentation par la levure de bière se développe ; les bases de farine se diversifient : pois, fèves, glands mais aussi blé, épautre, avoine, seigle, orge, froment…).

Peu à peu le boulanger cesse de tamiser lui-même sa farine et les meuniers fournissent une farine tamisée ; le charbon remplace le bois pour chauffer les fours…

Le pain est toujours la base alimentaire. Dans les villes les habitants consomment du pain à base de froment. Dans les campagnes, le pain est confectionné à partir de méteil, farine de seigle et de froment mélangés. La cuisson du pain à la campagne à lieu souvent une fois par semaine, parfois toutes les trois ou quatre semaines, voire même dans les montagnes deux fois par an seulement.

De la Révolution à nos jours

En 1793, la banalité des fours et des moulins est abolie.

Les pétrins se mécanisent. Les moulins se perfectionnent.

La première boulangerie industrielle parisienne est créée en 1836.

Les viennoiseries apparaissent sur les étals parisiens. La fabrication industrielle de la levure se développe.

Au XXème siècle, la mécanisation de la panification s’accentue. La fabrication du pain s’industrialise au détriment de la qualité du pain.

Dans les années 1950, la technique de pétrissage évolue et permet d’obtenir un pain très blanc, apprécié au sortir de la guerre.

Dans les décennies suivantes apparaît un pain fabriqué en usine, parfois pré-tranché , pré-emballé ; des terminaux de cuisson utilisent des préparations congelées.

Entre 1968 et 1975, 6786 boulangeries artisanales disparaissent en France ;les pains de campagne se développent et les premiers « pains spéciaux » apparaissent.

En 1980, boulangers et consommateurs redécouvrent les vertus des bonnes farines, de la cuisson au feu de bois, du levain naturel, de la pâte peu pétrie mais longtemps fermentée, en bref, du pain de qualité !

Dans les années 1990, la réglementation s’en mêle : en 1993, un « décret pain » définit les appellations : « pain maison » (qui est entièrement pétri, façonné et cuit sur le lieu de vente) et « pain de tradition française » (qui n’a subi aucun traitement de surgélation et ne contient aucun additif). En 1995, un arrêté protège l’appellation boulangerie : seuls les lieux mettant en œuvre la totalité des opérations de panification peuvent afficher ce nom.

Actuellement il existe un renouveau et un désir d’authenticité des consommateurs, dans ce domaine comme dans d’autres. Apparaissent des paysans-boulangers, agriculteurs qui cultivent souvent des variétés anciennes de céréales et fabriquent leur pain de manière traditionnelle ; on constate également ainsi le retour d’artisans boulangers.

Ses rôles et fonctions

Aliment de base

Dès l’origine, il est, avec l’eau, considéré comme aliment essentiel à la vie de l’homme.

Il est l’aliment de base traditionnel de nombreuses cultures.

Composé de farine, d’eau et de sel, sa fabrication et ses ingrédients varient selon les périodes, les lieux et les cultures.

Avec levain, ou sans levain (dit azyme dans ce cas), cuit au four, sur des pierres, à base de farine d’épeautre, de froment, ou de seigle, dites céréales panifiables, les pains sont variés. D’autres farines peuvent être mélangées aux précédentes : de sarrasin, d’orge, de blé dur, de châtaigne, de maïs, de noix….

Elément social

Par sa qualité d’élément de base dans l’alimentation, le pain prend une importance sociale.

Ansi chez les Romains, les plus riches mangent du pain de farine blanche, alors que les pauvres se contentent de pain fait d’un mélange de farine et de son ou d’orge. A certaines époques , il est distribué gratuitement, à Rome, pour éviter les émeutes ; « Panem et circenses »( pain et jeux du cirque) est la devise de nombreux empereurs romains pour flatter le peuple et s’attirer sa sympathie.

La légitimité des états est souvent liée à leur capacité à garantir la nourriture de leurs peuples et à l’approvisionnement en pain.

Au Moyen Age les seigneurs organisent la possibilité, pour leurs sujets, de fabriquer leurs pains (voir ci-dessus).

Les révolutionnaires de 1789 réclament du pain et surnomment Louis XVI le boulanger.

Pendant la Première Guerre mondiale, les boulangers étant réquisitionnés sur le front, leurs femmes les remplacent ; l’Europe survit grâce au blé importé des Etats-Unis. Ces derniers refusent d’approvisionner l’Allemagne et l’Autriche en faisant ainsi un outil de pression politique.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le pain est rationné et de très mauvaise qualité ; c’est un pain gris à base de farine complète, de blé et de farines de fèves, d’orge, de pommes de terre, de riz…

Plus récemment encore en 2012, lors de la crise de la dette en Grèce, les manifestants scandent « Du pain, de l’éducation et de la liberté ».

Le pain sacré

Est-ce son importance alimentaire qui en fait un bien sacré ?

Les Egyptiens en placent , avec de la nourriture, dans leurs nécropoles pour assurer la subsistance du défunt dans l’au-delà.

Chez les Sumériens, les prêtresses en offrent aux divinités.

Le pain est présent dans les textes bibliques dès les premiers livres : dans la Génèse (13,9) il est un don de dieu qui s’obtient par le travail« à la sueur de son front ». Dans le Lévitique (24,5,9), le Seigneur dit à Moïse : « Prends de la farine. Fais cuire douze galettes de six kilos chacune. Tu les placeras devant moi, sur la table en or pur, en deux tas de six galettes. Tu mettras sur chaque tas de l’encens pur. Ensuite, on le brûlera en mon honneur, à la place du pain, comme “souvenir”. Chaque jour de sabbat, pour toujours, on placera de telles galettes devant moi. Vous, les Israélites, vous devrez toujours respecter cette obligation. Les galettes seront pour Aaron et pour ses fils. Ils les mangeront dans un endroit réservé. En effet, elles sont uniquement réservées pour moi, parce qu’elles m’ont été offertes. Cette part leur appartient pour toujours. »

Les Juifs apportaient 12 pains dits « pains des propositions » au temple le jour du shabbat et seuls les prêtres pouvaient les consommer. De nos jours, un pain tressé (hallah) est confectionné pour le shabbat et un pain azyme pour célébrer la Pâque.

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Creative Commons

Le nom de Béthléem signifie « maison des pains » et les chrétiens voit un signe dans la naissance de Jésus dans cette ville…

Jésus pour pallier la famine procède à la multiplication des pains ; le pain devient alors symbole de partage. Lors de son dernier repas, la Cène, à la veille de Pessa’h, Jésus symbolise son sacrifice par les symboles du pain et du vin qui préfigurent l’eucharistie des chrétiens.

Dans de nombreuses cultures , le pain reste symbole du partage. Dans notre langue ce symbole est à l’origine du mot compagnon (com-panis), celui avec qui on partage le pain.

Les coutumes et superstitions

Le pain porte une symbolique forte qui suscite de nombreuses superstitions dans notre région, comme ailleurs !

Faire une croix sur le pain avant de l’entamer est une coutume populaire dans notre région…remerciement à Dieu pour nous permettre d’avoir du pain pour nous nourrir…le bénir ou conjurer le diable… les Catalans le font en disant « creu sot el pan »(traverser le pain?)… Ailleurs le quignon du pain n’est pas offert à un invité car il est supposé contenir le diable…

Poser le pain à l’envers est source de malheur… superstition qui a plusieurs origines; la plus « sérieuse » serait l’habitude qu’avait le boulanger de poser retourné le pain réservé au bourreau ; mais d’autres énoncent que tourné vers les entrailles de la terre, donc vers l’enfer, il attire les mauvais esprits.

Il y a encore sans doute beaucoup d’autres superstitions autour du pain…

Les dictons qui font référence au pains sont trop nombreux pour les citer ici.

Les pains de notre région

Les pains de base

Ils sont nombreux et variés selon les pays, les régions.

La législation française les classe selon leur composition et leur technique de fabrication: pain à l’ancienne, pain de campagne, de tradition française, pain maison, pain au levain, pain cuit au feu de bois, pain de seigle, pain de froment, pain courant français.

Ils sont aussi parfois classés en fonction des farines utilisées :

  • le pain blanc est fabriqué avec de la farine extraite exclusivement de l’amande du grain de blé ;

  • le pain complet à base de farine complète, c’est-à-dire obtenue à partir de l’ensemble du grain moulu, de son enveloppe (le son) et parfois de fragments de grains ;

  • le pain bis (nommé ainsi en raison de sa couleur) à partir d’un mélange de farine blanche et de farine complète parfois de son.

En France, les « savoir-faire artisanaux et la cuture de la baguette de pain » sont inscrits à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel depuis le 23 novembre 2018.

La baguette est la forme de pain emblématique de notre pays; à base de farine, d’eau, de levure ou levain et de sel, elle est large d’environ 4 à 6 cm, haute d’environ 3 à 5 cm et longue d’environ 65 cm. Elle pèse environ 250 g.

Plus épaisse et pesant 400g , elle est appelée flûte ; plus fine et d’un poids de 125g elle devient ficelle ; plus courte, c’est une demi-baguette ou une déjeunette.

Les pains de notre région

La mique (mica=morceau)) est un pain du Quercy, de la Bigorre ; pâte à pain agrémentée d’oeufs, de beurre et de lait, cuite à l’eau, elle se mange avec du petit salé.

Proche de là, dans le Gers, mais également en Bigorre, la miche (nom de la même origine que la mique), fabriquée autrefois avec de la farine de sarrasin, est traditionnellement préparée aujourd’hui avec des farines de blé et de maïs. On y ajoute de la graisse d’oie, des œufs, du lait, du sel, de l’eau, de la levure de boulanger, du sucre ou de la confiture et parfois même de l’armagnac. Elle est cuite au four.

Le pain tordu du Gers est un pain blanc en forme de gros boudin tordu, d’où son nom. Sa forme lui confère une croute épaisse et une mie moelleuse et alvéolée.

D’autres pains, à cornes, en couronne, en porte-manteau, différents essentiellement par leurs formes, sont élaborés dans la région.

La fougace ou fougasse ou fouasse est un pain à croûte molle, à mie épaisse et moelleuse ; il est fait de farine blanche ou bise, de levure de boulanger et d’huile d’olive ( en Languedoc) ou de graisse d’oie (en Midi-Pyrénées) ; dans sa pâte, on ajoute parfois des olives noires, des anchois, des lardons, ou des gratons de canard ou d’oie.

Sucrée, elle donne la fougasse d’Aigues Mortes (Gard) dont la recette vous a été partagée dans un billet hebdomadaire en juillet 2020.

Le pain crestou est fabriqué sur le plateau de l’Aubrac à partir de farine de boulanger, de graines de sésame, de céréales entières, de lait et d’oeufs.

Le pain paillasse de Lodève (Hérault) doit son nom à une petite corbeille en paille de seigle, nommée « paillassou »;la pâte est mise en forme et déposée pour sa levée dans cette « paillasse » .

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Pain paillasse de Lodève

CC BY SA 4 .2

La méture est un pain de farine de maïs, lourd et à mie jaune, fermenté au levain, il est cuit traditionnellement dans un moule rond et haut garni de feuilles de choux ;il se consomme grillé dans du lait ou dans la garbure (Bigorre).

Le pain de Beaucaire (Gard) est composé de deux farines ; son goût particulier est du à son long pétrissage et à sa fermentation. ; il se présente fendu au milieu dans le sens de la largeur ; sa mie est très alvéolée et sa croute fine.

Pain de Beaucaire

CC BY SA 3 .0

Les échaudés, sont des biscuits à base de pâte à pain cuite deux fois : une première fois par immersion dans l’eau bouillante (échaudage) puis une seconde fois au four ; spécialités du Tarn, elles sont triangulaires et parfumées à l’anis et de l’Aveyron, rondes et parfumées à l’eau de fleur d’oranger.

Il existe de plus en plus de diversités de pains, régionales ou non .

Une dernière spécialité régionale mérite d’être citée : le pain de Sant Jordi est une invention récente d’un boulanger catalan ; composé de farine, de noix , de soubressade, de gruyère; il est fait de trois pâtes différentes , travaillées séparément, réunies avant mise au four, donnant après cuisson une mie aux couleurs du drapeau catalan (sang et or). Il est fabriqué et consommé à l’occasion de la fête de Sant Jordi (Saint Georges) le 23 avril.

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Le grenat catalan

Le grenat catalan

Le grenat est une pierre fine de couleur rouge que l’on trouve dans de nombreux endroits. Dans notre région, les Catalans en ont fait un emblème et l’ont travaillé d’une façon particulière qui a permis au grenat catalan d’obtenir l’Indication Géographique « grenat de Perpignan ».

Dans cet article découvrons ce joyau :

  • la pierre fine

  • ses qualités et utilisations

  • les spécificités du grenat catalan

La pierre fine

Son nom

Le philosophe grec Théophraste (372-287 avt. JC) le nommait anthrax (charbon) ; le naturaliste Pline l’Ancien (23-79 ap. JC) parlant du grenat almandin le qualifie de carbunculus (charbon ardent).

En 1270, Albert le Grand (1193-1280), théologien et philosophe allemand, utilise le nom de grenat à partir du latin malum granatum (pomme à grains =grenade) pour sa couleur et sa forme.

La roche

Les grenats sont des nésosilicates isomorphes.

Ils peuvent être de différentes couleurs, excepté le bleu, mais sont en majorité d’un rouge brun dû à la présence de fer dans leur composition.

On en trouve :

  • en Afrique du Sud, Australie, Bohème, Madagascar, rouge feu légèrement brun ; ce sont des pyropes.
  • au Brésil, à Ceylan, Madagascar, Tanzanie, USA, Zambie, rouge rose tirant vers le violet; ce sont des rhodolites.
  • en Afghanistan, Bohème, au Brésil, à Ceylan, en Inde, à Madagascar, rouge brique allant jusqu’au violet ; ce sont des almandins.
  • au Brésil, Ceylan , Madagascar, USA, orange à brun rouge ; ce sont des spessartines.
  • à Ceylan, orange foncé ; ce sont des hessonites.
  • en Tanzanie, vert intense ; ce sont des tsavorites.
  • en Oural et dans le Piémont, vert prairie à émeraude ; ce sont des démantoïdes.

Wiikipedia.org

Les grenats synthétiques

Des composés chimiques sont ajoutés à sa structure de base pour en faire des pierres précieuses synthétiques( imitation de diamant).

De même en ajoutant certains composants chimiques , les grenats sont utilisés comme amplificateur dans les lasers, dans des applications magnétiques ou magnéto-optiques.

Ses qualités et utilisations

Ses qualités abrasives

Il est utilisé depuis très longtemps en joaillerie pour ses qualités abrasives afin de polir et dégrossir des pierres précieuses à moindre coût.

Ces qualités sont également appréciées en industrie.

Des qualités appréciées des géologues

Les géologues exploitent les propriétés thermobarométriques du grenat ; elles permettent de déterminer la température et la pression de formation d’une roche ; ils peuvent ainsi savoir si une roche a subi les conditions favorables de pression et de température pour renfermer des diamants ou du pétrole.

En joaillerie

Il est utilisé en joaillerie comme bijou depuis l’antiquité sous le nom d’escarboucle ; des fibules et autres bijoux mérovingiens utilisant du grenat sont exposés au musée de Cluny.

En lithothérapie

Dans ce domaine, cette pierre présente des vertus sur les plans psychologique et physique.

Sur le plan psychologique, le grenat est une pierre d’ancrage forte qui apporte force, énergie, joie de vivre ; il aurait le pouvoir de combattre le découragement, la tristesse, le manque de confiance en soi.

Sur le plan physique, il possède un rôle tonifiant sur le cœur, le foie, la rate et les reins. Il soulage les douleurs articulaires et osseuses, protège la colonne vertébrale..

Traditions et croyances populaires

Nommé escarbouche ou gemme rouge, on en trouve mention dans la Bible (Exode XXVIII-15-30) où il décore le plastron du jugement d’Aaron.

Le Coran prétend que le 4ème ciel est composé d’escarbouches.

Les tribus indiennes d’Amérique le considèrent comme une pierre sacrée.

L’astrologie védique le voit comme un talisman protecteur contre les influences démoniaques.

En 1892, les Hunzas, pensant que leur action meurtrière est supérieure aux balles de plomb, utilisent, contre les troupes britanniques au Kashmir, des projectiles faits de grenats .

Dans les croyances populaires, il protège des blessures, du poison, arrête les saignements.

Il symbolise la vérité, la fidélité et apporte la prospérité.

Les spécificités du grenat catalan

La pierre du Canigou

Le massif du Canigou est la montagne mythique du Roussillon.

Flickr.com

Son sous-sol est riche en minerais de fer de très grande qualité (Mines de Batère) et recèle de nombreux grenats.

Ces grenats sont du type almandin.

A l’origine les pierres sont extraites des mines d’Estagel, du Costabonne, du Col de la Bataille, des vallées de l’Agly et de ses affluents.

Ces gisements hélas épuisés, les grenats utilisés actuellement par la joaillerie catalane proviennent de Bohème, de Madagascar ou du Sri Lanka.

La taille Perpignan

La taille fait partie avec le montage, des spécificités des bijoux catalans en grenat.

Les pierres étaient taillées sur place autrefois, d’une façon particulière : la « taille Perpignan » . Sa particularité est de présenter un grenat taillé en rose, une des tailles les plus anciennes. Sa forme générale est conique, une large base plane supporte un dôme plus ou moins arrondi, constitué par la juxtaposition de facettes triangulaires.

Aujourd’hui l’extraction locale de la gemme a cessé et la technique de la « taille Perpignan », appelée aussi taille rose, a été exportée ; dans un premier temps confiée aux lapidaires de Saint Claude dans le Jura, elle est depuis les années 1950 réalisées par les tailleries d’Idar-Oberstein en Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

La spécificité catalane

A l’origine l’or et le grenat, extraits des mines pyrénéennes, ont fait la réputation des orfèvres et joailliers de Perpignan.

Toutefois bien que ces extractions aient disparues, l’activité autour de la gemme demeure bien ancrée dans la culture locale.

CC BY-SA 4.0

Sa spécificité dans la confection de bijoux en grenats tient essentiellement dans le montage de la pierre, taillée spécialement pour cela (cf. plus haut).

Seule la bijouterie catalane pratique désormais cette technique très ancienne dite du « sertis clos », disparue en Europe.

Les réalisations en grenat

A l’origine, les bijoux en grenat sont l’apanage de la sphère privée; ils sont offerts à l’occasion d’évènements familiaux comme le mariage. Les dots comprennent des bijoux en grenats. Ils sont gages d’affection lors du déroulement de la vie conjugale. Homme et femme aisés se parent de bijoux mais dans la vie quotidienne et villageoise, les parures sont simplifiées, en raison des travaux agricoles ou ménagers.

La tradition catalane veut que chaque mère transmette à sa fille un grenat de Perpignan.

Au Second Empire, l’impératrice Eugénie contribue à l’art des bijoux. Les artisans remettent à la mode la croix badine (dont le nom a pour origine, une charnière dissimulée qui exerce un tremblement sur le bijou) ; ils proposent des parures complètes de bijoux en grenat : croix badine, bague marquise et boucles d’oreilles.

croix badine;grenat;perpignan;catalan;occitanie:

CC BY-SA 4.0

Au XVIIIème siècle des bijoux en grenat sont offerts en signe de dévotion : les anciens bustes reliquaires des patronnes Julie et Eulalie de la cathédrale St Jean de Perpignan, sont parés de boucles en argent enrichies de grenats ; les évêques catalans portent une croix épiscopale ornée de grenats.

Le Grenat de Perpignan

Il faut attendre la fin du Second Empire pour que la mention « bijou en grenat de Perpignan » apparaisse ; il connaît son apogée au XIXème et au XXème siècles :

– les bijoutiers peuvent montrer leur savoir-faire d’excellence dans les expositions universelles .

  • les grandes tendances culturelles comme le modernisme ou le régionalisme marquent les lignes des bijoux

  • l’artisanat et la production qualitative, deviennent des valeurs patrimoniales.

grenat;catalan;bijaou;roussillon;occitanie;

CC BY-SA 4.0

Les ateliers de Perpignan, sont en mesure de satisfaire une demande forte, les bijoux en grenat s’exportent. Les écrivains et les poètes, secondés par le clergé donnent au grenat un caractère sacré : catalan par les teintes or et rouge du drapeau et religieux par la couleur sanguine de la pierre (vin, corps du christ). Le grenat éclipse les autres types de bijouterie locale.

L’Indication Géographique

Le 23 novembre 2018 le « grenat de Perpignan » obtient le bénéfice d’une Indication Géographique (IG). C’est la première fois qu’une IG est attribuée à des fabricants de bijoux.

Le grenat de Perpignan rejoint ainsi la porcelaine de Limoges, la pierre de Bourgogne, le granit de Bretagne, les sièges de Liffol.

L’IG protège la fabrication artisanale de boucles d’oreilles, pendentifs, bagues et autres colliers : travail sur l’or, fabrication du chaton (réceptacle de la pierre), montage, sertissage et poinçonnage ; un savoir-faire de niche, non enseigné dans les écoles de bijouterie, et exercé par seulement treize artisans, employant 45 salariés pour un chiffre d’affaires cumulé de 1,5 million d’euros

 L’IG « Grenat de Perpignan » garantit le respect de 3 conditions :

  • La spécificité d’une fabrication ancestrale

  • Un savoir-faire collectif ancré sur le territoire des Pyrénées-Orientales

  • Une réputation liée au lieu d’origine.

Son aire géographique s’étend aux 266 communes des Pyrénées-Orientales où doit être réalisée de façon artisanale la fabrication des bijoux.

La joaillerie catalane

Les joailliers d’aujourd’hui bénéficient de l’héritage des techniques de la bijouterie d’origine et perpétuent la fabrication traditionnelle du bijou.

Leur expertise consiste en une pratique exclusivement et totalement manuelle. Ils savent comme personne marier l’or et le grenat. Ils utilisent exclusivement de l’or 18 carats et continuent d’appliquer la méthode d’estampage et de serti clos, qui a disparu partout ailleurs. C’est la seule méthode qui garantit un ajustement parfait et durable de l’or et du grenat.

Ils font partie de la Confrérie du grenat de Perpignan qui a pour mission de protéger le savoir-faire et de le promouvoir. Elle contribue tous les ans, pour la Saint Eloi, patron des orfèvres, les 30 novembre et 1er décembre à la fête du grenat à Perpignan.

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