Occitanie...découvertes

Pas à pas…découvrez les coutumes…entrez dans les spécificités de cette région…pour la découvrir et l'aimer.

Françoise de Cezelli, « Jeanne d’Arc du Languedoc »

Françoise de Cezelli, « Jeanne d’Arc du Languedoc »

Françoise de Cezelli, surnommée la « Jeanne d’Arc du Languedoc » est pourtant bien méconnue de nos jours, excepté à Leucate (Aude) où elle a gagné son surnom.

Dans cet article découvrons cette femme courageuse :

Françoise de Cezelli, une jeunesse sans histoire

– une femme dans la tourmente

– la reconnaissance et l’oubli

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canigou; roussillon;occitanie;

Le Roussillon, une région dans la région

Le Roussillon, une région dans la région

Le Roussillon est une ancienne province. Tantôt français, tantôt espagnol, toujours catalan, ce territoire a son histoire et une identité forte.

Dans cet article nous en faisons un tour rapide pour en comprendre la spécificité :

– le comté du Roussillon

le royaume de Majorque

– le département des Pyrénées-Orientales

une culture catalane

– un rattachement contesté

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Le porc noir de Bigorre

Le porc noir de Bigorre

Le porc noir de Bigorre est un animal bien de chez nous, présent dans les Pyrénées centrales depuis des temps immémoriaux.

Ce porc, véritable patrimoine de notre région, bénéficie d’un double label Appellation d’Origine Contrôlé :AOC « porc noir de Bigorre » et AOC « jambon noir de Bigorre » et depuis septembre 2017 de la protection européenne Appellation d’Origine Protégée (AOP).

Dans cet article découvrons un peu plus cet animal :

– son histoire

– ses particularités

– ses produits

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Du projet de mariage aux fiançailles

Du projet de mariage aux fiançailles

Le mariage, qu’il soit civil, religieux, tient une place non négligeable dans nos coutumes ; son évolution dans le temps s’est adaptée à celle de notre société et de nos cultures ; ses particularités régionales se sont peu à peu fondues dans la tradition nationale…

Le sujet a lui seul est très riche ; afin de ne pas vous lasser, je vous le présenterai sur deux articles, dans la rubrique coutumes.

Dans cet article, nous abordons une première partie qui va de la phase initiale à la formalisation du projet de mariage :

– la demande en mariage

– les fiançailles

– la partie administrative du projet

– aujourd’hui

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renoir;lavandieres;

Autrefois …la lessive

Autrefois …la lessive

La lessive, jusqu’à la démocratisation de la machine à laver dans la seconde moitié du XXe siècle, constituait un important et laborieux travail laissé principalement à la charge des femmes.

Avec l’évolution des techniques, la modification des matières qui rendent le linge plus fragile, la lessive traditionnelle, son rythme et ses pratiques se sont modifiées progressivement. Certaines familles aisées ou citadines ont pendant un certain temps fait encore appel à des professionnelles pour faire leur lessive. Des personnes itinérantes, circulant d’un village à l’autre, ont continué à aller de maison en maison pour accomplir les lessives mais cela s’est peu à peu perdu

Comme dans le précédent article de la catégorie « langage », « Autrefois, le cochon »,j’évoque un certain nombre de nos mots de francitan, de patois francisé, dont l’usage se perd en même temps que les actions qu’ils concernent.

Dans cet article, j’évoque :

– les bugadières

– la bugade

– le lavoir

– coutumes et traditions sur le sujet

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tour de constance; register;marie durand;

Marie Durand, figure de la résistance huguenote

Marie Durand, figure de la résistance huguenote

Marie Durand n’est pas née en Occitanie-Pyrénées Méditerranée, mais dans le département limitrophe de l’Ardèche, dans l’Occitanie historique.

Si Occitanie-découvertes lui consacre un article, c’est pour faire connaître cette femme exceptionnelle, devenue l’image de la résistance, qui a vécu 38 ans prisonnière dans notre région, à Aigues-Mortes (Gard).

Dans cet article, vous trouvez en résumé :

– Marie Durand, l’huguenote

– La courageuse prisonnière

– Marie Durand, figure emblématique de la résistance à l’oppression

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albi;tarn;occitanie;

Albi, ville rouge

Albi, ville rouge

Albi est le chef-lieu du département du Tarn ; construite de part et d’autre de cette rivière, affluent de la Garonne, elle abrite environ 50 000 habitants et se situe à 77 km de Toulouse et 195 km de Montpellier.

Elle doit son qualificatif de ville rouge aux briques et pierres qui ont servi à sa construction. Elle présente une palette vivante de couleurs, qui varie selon l’éclairage du jour allant d’un rose délicat le matin, orange puissant sous le soleil plombant d’été au rouge garance le soir.

Ville occitane, riche de son histoire et de son patrimoine, elle mérite une visite.

Dans cet article vous en trouverez un résumé :

– Albi et son histoire

– Sa prospérité et son déclin

Un riche patrimoine.

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Noël occitan dans nos assiettes

Noël occitan dans nos assiettes

Noël est une période de joie, de fête, une occasion de se retrouver en famille.

Aujourd’hui nos tables se garnissent d’une abondance de victuailles, venues de partout !

Il n’en a pas toujours été ainsi.

Dans cet article nous ferons un rapide tour de traditions gastronomiques :

– le Noël d’antan,

– nos traditions gastronomiques occitanes

– menus de Noël et une recette.

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loto;cartons;occitanie;

Le loto, un jeu particulier…

Le loto, un jeu particulier…

loto;cartons; occitanie;Loto, rifle, quine…le nom varie selon les régions…il a parfois pris l’air américain pour devenir bingo…Je ne vous parle pas de celui instaurer par la Française des Jeux, mais bien de celui qui anime nos villages en fin d’année, à l’approche de Noël, parfois même d’octobre à avril !

 

Dans cet article, découvrons ou re-découvrons le loto :

– son origine

– le jeu

– les « couleurs locales »du loto

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Autrefois…le cochon

Autrefois…le cochon

Autrefois…c’était mieux…c’était moins bien…c’est ringard…On entend tout et son contraire sur le sujet.

Dans cet article et quelques-uns qui suivront, je vais raviver une fois encore les souvenirs des anciens jeunes et peut-être permettre aux jeunes ou moins jeunes actuels de se rendre compte combien en peu de temps, à peine plus d’une à deux générations , les choses ont changé…

Pourquoi ces réflexions dans des articles de la rubrique « langage » ? Parce que l’usage d’un certain nombre de nos mots de francitan, de patois francisé, perd en même temps que les actions qu’ils concernent.

Je commence cette série par l’élevage et l’abattage du cochon.

Dans cet article, j’aborde :

– à chaque famille son cochon

– l’abattage du cochon…autrefois

les produits du cochon

– une contine occitane

le cochon, aujourd’hui

À chaque famille, son cochon

Autrefois, dans nos campagnes, en Occitanie et ailleurs, chaque famille élève un ou plusieurs cochons.

Nourri d’épluchures, de pommes de terres, de déchets de légumes, de racines, de maïs, de farines, de châtaignes, de glands, d’eaux grasses, cuits dans une grande marmite, le ou les cochons sont ainsi alimentés pendant plusieurs mois, quasiment une année. Un cochon prêt et bien engraissé pèse entre 150 et 300 kilos.

elevage cochon;occitanie;

Souvent en liberté ou semi-liberté, le cochon sert à l’alimentation de la famille rurale. Parfois un ou des membres de cette famille devenus citadins, achètent un cochon à l’avance et leur parenté se charge de l’engraisser.

 

L’abattage du cochon…autrefois

L’abattage et la préparation du cochon à domicile dure au moins deux journées.

Le cochon se tue entre fin novembre et fin mars ,à la saison froide. A cette saison , les travaux de la terre sont ralentis ; il n’y a pas de mouches ; la viande se conserve mieux qu’en saison chaude ; de plus, en été elle sécherait trop vite . Voici pour les explications « logiques »

Mais il y a également des conditions « traditionnelles » : on tue le cochon à la lune vieille car la lune nouvelle a une mauvaise influence sur la viande ! Ça la fait fermenter et rancir très vite ! Il ne faut pas non plus que le vent d’autan s’en mêle : c’est un vent chaud et humide alors qu’il faut du froid sec pour la viande ; de plus le vent d’autan fait « tomber » (diminuer) la température de l’eau dans laquelle on doit ébouillanter le cochon après son abattage et sèche sa peau ce qui gêne pour la racler et la nettoyer car alors elle s’écorche !

On prépare tous les instruments nécessaires à l’opération :

– la « maie », long récipient de bois creux dans lequel le cochon , mort, sera ébouillanté et débarrassé de ses poils ;

– les « pleous » : sortes de racloirs obtenus à partir de vieilles faux ;

– le « cambarel » : pièce de bois qui sert à pendre le cochon par les pattes arrières pour le vider.

cambarel;cochon;

Couteaux, hachoirs, sont aiguisés.

Avant de commencer les opérations le « tueur » ou « saigneur », les hommes de la maison et ceux du voisinage venus prêter main forte, boivent le café, bien arrosé d’un coup de gnôle (parfois appelée « tisane de gabels », les gabels étant le nom occitan des sarments de vigne), pour se donner le cœur à l’ouvrage.

Je vous fais grâce du détail de l’exécution du Ministre (surnom familier donné au cochon..pourquoi ?? je n’ai pas trouvé d’explication…).

Les tâches se répartissent ensuite selon la tradition :  « tout ce qui se fait dans la cuisine est l’affaire des femmes et les hommes y sont mal vus ».

Les hommes procèdent au préalable au découpage de la bête non sans boire un coup , après avoir fendu et pendu le cochon,. «  Si on boit pas, la tradition veut que la viande ne se conserve pas et elle prend le sel »dixit un ancien « saigneur »…

Les produits du cochon

Dans le cochon tout est bon…le proverbe reste d’actualités même si les mots francitans se sont perdus et si les modes d’élevage et d’abattage ont évolués.

les pieds sont découpés et nettoyés

– le sang est récupéré pour faire du boudin,

– les boyaux lavés et vidés, servent à la confection de saucisses, saucisson, andouilles, andouillettes,….

la panne ou couche de graisse qui recouvre les côtes ;

– le filet mignon, le « peissou » ;

la longe, les côtelettes et le plat de côtes ou « coustillous » ;

– la « ventrèche »ou couenne du ventre ;

jambons de Lacaune; cochon; occitanie;

– les jambons ou « cambajous » méritent un traitement privilégié. Ils sont séparés du reste et on enlève le « casi » ou os de la hanche. Mis au saloir pendant 40 jours, lorsque le sel l’a bien pénétré, le « cambajou » est brossé, lavé , entouré d’un linge et pendu pour le séchage. Le salage est une opération délicate; un dicton populaire dit « il vaut mieux boire que cracher » voulant exprimer qu’il est préférable qu’un jambon soit trop salé ; on le fera passer à grands coups de vin, alors que s’il ne l’est pas assez il ne se conserve pas, ranci et est immangeable.

– épaule, jarret donnent les jambonneaux ;

– cervelles, bas-joues, oreilles, museau, cœur sont utilisés frais ou sont à préparer.

En cuisine, les femmes s’affairent aux préparations : pâtés, saucisses, saucissons, fritons, etc…Tous les morceaux sont utilisés.

Une contine occitane

Le porc est même le sujet d’une contine occitane que je vous livre :

« T’aï comprat, té voli pas vendre,

T’aï comprat, té voli garda,

Porc gras té voli pas vendre

Porc gras té voli garda.

T’aï comprat, té voli pas vendre,

T’aï comprat, té voli garda,

Porc gras té voli pas vendre

Porc gras té voli engraissar.

T’aï comprat, té voli pas vendre,

T’aï comprat, té voli manjar,

Porc gras té voli pas vendre

Porc gras té voli manjar »

Je ne pense pas utile de vous traduire…

Le cochon aujourd’hui

Depuis plusieurs années, les normes sanitaires s’opposent à l’abattage des animaux à domicile et donc, s’il y a cochon à domicile, il passe par l’abattoir avant sa préparation à la consommation.

L’élevage d’un ou deux cochons à titre privé devient rare.

Le porc reste la viande la plus consommée en France ( globalement 2 millions de porcs par an en Occitanie).

Un grand nombre d’élevage de cochons, pour des questions de rentabilité ont pris des dimensions industrielles.

levage cochon;occitanie;

Avec le renouveau du « bien manger » et du « manger local », la demande du consommateur se tourne désormais sur une meilleure qualité ; des élevages plus « artisanaux », en plein air, avec une alimentation des porcs plus naturelle réapparaissent en recherche de label et de qualité.

porc fermier;occitanie;

En Occitanie, la filière porcine régionale a choisi la qualité pour distinguer une production à la connotation traditionnelle, mettant en avant le goût et le savoir-faire, porcs de plein air ou salaisons de tradition, labellisés : IGP pour les jambons et salaisons de Lacaune (Tarn), Label Rouge pour le porc fermier et le porc à grains du Sud-Ouest, AOP pour le porc noir et le jambon noir du Bigorre.

salaisons Lacaune;ocitanie;

Sources : 

wikipedia.org

https://www.mamalisa.com/

Jespère que ce petit tour de francitan et de coutumes oubliées vous a rappelé des souvenirs.

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